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lundi, avril 7 2008

Ri - di - cule

La retransmission du passage de la flamme olympique à Paris montre à quel point nous sommes ridicules dans cette histoire des Jeux Olympiques de Pékin.

3000 policiers, pas moins, 320 véhicules autour de la flamme, tout ça parce que nous ne sommes pas en mesure d'expliquer aux chinois que leur attitude concernant les Droits de l'Homme, en particulier au Tibet, est inacceptable. Nous aurions du être en mesure de laisser s'exprimer les opposants à la dictature chinoise, et les défenseurs des Droits de l'Homme.

La flamme s'est éteinte, et avec elle l'esprit olympique. Les sportifs sont pris en otage, pas par les manifestants, mais par la chine.

A aucun moment la chine ne distingue le pouvoir politique, économique, judiciaire. Et le sport n'est qu'un outil, une vitrine à cette politique dictatoriale. Et ne soyons pas naïf, si nos diplomates ne sont pas en mesure de s'exprimer librement, c'est bien parce que les enjeux économiques sont énormes, et que nous avons acceptés, en toute connaissance de cause, les conditions de ce pouvoir économique, aux mains d'une clique de dictateurs, et aux mépris des libertés fondamentales, et des Droits de l'Homme.

samedi, avril 5 2008

Sarkozy l'incapable

Sous ce titre volontairement provocateur, c'est ce que je percois comme conclusion à la lecture de l'interview d'Emmanuel Todd, sur le site de Marianne : Emmanuel Todd : «Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra».

Quelques extraits :

Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu'il ne sache pas ou est l'Afghanistan.
Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.

Si je comprends bien, outre son incompétence, ce qui n'est pas en soi un scoop, son attitude est de plus en plus dangereuse. Je ne comprends toujours pas comment des gens ont pu voter pour lui. Nous n'avons rien à gagner avec lui, ni nous ni personne d'autre. Au contraire, nous avons tous beaucoup à perdre.

Et comme dans toutes les guerres, les seuls qui gagnent, à la fin, sont les marchands d'armes ...

En faisant un raccourci rapide, Sarkozy traiterai de la même façon la suppression de la publicité sur la télévision publique et cette guerre : un cadeau à ses amis !

dimanche, mai 6 2007

Vigilance !

Dès ce soir, il faudra être vigilant. Les francais ont élus un président, aujourd'hui. Pour ma part, son programme me déplait fortement ; je ne lui accorde aucune confiance, quelque soit le sujet : il manipule les chiffres et les idées pour séduire, avec un seul but, celui de se faire élire.

Sur un sujet qui m'interresse au premier plan, les logiciels libres, il faudra redoubler de vigilance, les positions prises étant loin d'être claires, et, sur les brevets logiciels, nettement plus inquiétantes. Des assos comme l'APRIL et la FFII ont du travail en perspective.

Ce soir, la première odeur que j'ai pu sentir est celle des gaz lacrymogènes !

Les seuls points positifs sont les scores réalisés à Nantes et à Couëron, 56,61% et 66,38% pour Ségolène Royal.

Norah Jones : My Dear Country

Des nouvelles du vote éléctronique

Alors qu'en Ecosse, on constate des problèmes lors des éléctions parlementaires, en France, on s'apercoit que certaines machines de votes ne sont pas conformes, notemment celle utilisées à Couëron. Pour faire simple, Véritas à déclarer conforme des machines alors qu'elles validaient pas 6 des 114 points du règlement technique du ministère de l'Intérieur. Le ministère ayant accès au dossier de Véritas, il y a une malveillance manifeste de sa part.

Les élus des municipalités ne peuvent plus dire qu'il n'y a pas de problèmes avec ces machines :

  • sur le fond, les machines à voter sont un probleme.
  • les modèles choisis ne sont pas sûr.
  • les bureaux de vérifications ne font pas correctement leur travail.
  • Le ministère de l'Interieur ferme les yeux sur le non-respect d'un reglement qu'il a lui même édité.

Il est nécessaire aujourd'hui de revenir au vote papier, dans les communes ou ça n'est pas le cas : pour cela, il faut signer la pétition.

Pour ma part, je viens de voter dans mon bureau de vote, avec des bulletins papiers, et il n'y avait aucune attente, aucun problème, et 45% de votants à 12h.

lundi, avril 16 2007

Vote éléctronique, quelques commentaires

Ce matin, dans Ouest-France, je lis un article à propos du vote électronique. Cet article évoque la situation de Couëron, ville que je connais bien, pour y avoir habité quelques années. L'article reprend les propos d'un élu à l'origine du choix de machines de votes sur la commune.

Devant les grossières erreurs soutenues, je ne peux m'empêcher de réagir :

  • Pour moi, c'est une grosse calculette, rien de plus. : première erreur. Les machines de vote électronique ne sont pas de simples calculettes un peu plus volumineuses. Ce sont de véritables ordinateurs, avec tous les problèmes de fiabilité et de sécurité que cela peut poser.
  • Il y en a qui regrettent peut-être la joyeuse époque du dépouillement, mais la réalité, c'est qu'il est de plus en plus difficile de trouver des volontaires et que les comptages s'éternisaient tard dans la nuit. : Bien entendu, il faut des bénévoles pour assurer la bonne tenue des bureaux de vote. Je ne nie pas que ça puisse être un problème. Ceci dit, il m'est arrivé, à Couëron, alors qu'un élu me l'avait demandé, d'aller à 8 heures du matin pour être assesseur dans un bureau de vote (le n°11, pour ceux que ça intéresse), et m'entendre dire qu'il y avait déjà suffisamment de monde. Mon cas est bien sûr isolé, mais il me semble qu'il y a suffisamment de monde à Couëron pour tenir les bureaux de vote.
  • Il est curieux que ceux qui utilisent quotidiennement des réseaux informatiques pour leur carte bancaire nourrissent de telles craintes. : Alors là, non, c'est vraiment trop gros. J'utilise très régulièrement des systèmes et réseaux informatiques, de par mon métier, et j'utilise une carte de paiement électronique pour beaucoup de choses, y compris sur Internet. Mais le vote électronique n'a absolument rien à voir : le principe de base de la sécurité informatique est la traçabilité des événements, il est donc totalement impossible de payer avec une carte bancaire de façon anonyme. De même, lorsque nous envoyons un e-mail, il est très facile de savoir d'où est parti le message et quel est le chemin pris. Tout ceci est technique essentiel, et encadré par la loi depuis plusieurs années. Au contraire, le vote, dans notre démocratie, est, et doit être, anonyme. Il est dans ce cas impossible d'assurer une traçabilité, qui est interdite par la loi. La comparaison avec les cartes bancaires est donc complètement absurde, et montre bien l'incompétence de l'élu qui tient ces propos.
  • Toutes les expérimentations conduites, notamment à Brest, se sont montrées positives et le Conseil constitutionnel s'est déjà prononcé favorablement. Les machines à voter sont testées et agréées. : Toutes les expériences ne sont pas si positives. Au contraire, plusieurs expériences montrent les failles et les problèmes potentiels de ces machines, notamment le modèle qui sera utilisé à Couëron. Les machines ne sont pas testées : seul un modèle a été testé et agrée, et non pas tous les modèles. Et je ne parle même de l'aspect fermé du contenu, en terme de matériel comme de logiciel.

Le fait que ces machines soient simples à utiliser, et notamment le fait qu'elles soient accessibles, peut être un aspect positif. Cela dit, je suis bien placé pour savoir que tout ceci est tout à fait relatif. Ca n'est effectivement pas plus compliqué que d'enregistrer un programme TV sur son magnétoscope, de programmer sa machine à laver, ou d'envoyer un e-mail. Et beaucoup de gens font des choses beaucoup plus compliquées dans leur vie de tous les jours. Mais je ne vois pas comment ça peut être plus simple que de glisser un papier dans une enveloppe, puis l'enveloppe dans une urne.

Concernant le côté écologique, on économise du papier qui est de toute façon recyclable. Mais quel est le cout écologique de ces machines ? Mesdames et Messieurs les quatre élus Verts de la municipalité couëronnaise, vous qui avez voté pour ces machines, avez-vous étudié l'aspect écologique de ces machines ? Je retire ma question aux élus Verts, après avoir lu qu'ils reconnaissent s'être trompés sur ce choix.

En fait, je m'aperçois que les problèmes posés par ces machines de votes électroniques sont surtout compris par des informaticiens. Ce sont des gens qui par leur métier sont amenés à comprendre et prendre en compte les problèmes posés par les traitements numériques des informations. Les non-informaticiens ne voient pas le problème, mais ils râlent quand il y a des virus informatiques et quand ils se font pirater leurs cartes bancaires. Et il s'avère qu'effectivement, le vote électronique pose des problèmes qui sont probablement suffisamment complexes pour qu'un non-informaticien puisse les appréhender. Ceci pose donc un vrai problème de démocratie : seule une partie de la population est en mesure de maitriser la question, et sans aucun doute, à terme, une partie encore plus petite en mesure de contrôler le système de votes : ceux qui connaissent la technique, et ceux qui peuvent les payer ! Il est basé sur la confiance que l'on met dans une entreprise privée, dont les intérêts ne sont pas forcément ceux de notre démocratie, et dans les mains de quelques politiciens au pouvoir, dont on sait qu'il ne l'exerce pas toujours dans l'intérêt de tous.

Le système de vote actuel, avec des bulletins de vote en papier, et des urnes, est au contraire parfaitement compréhensible par tous. Il est indispensable de le conserver.

Le système de vote électronique n'est pas une évolution, c'est une régression. Ce n'est pas un progrès, c'est un recul. L'histoire ne retient pas les échecs que la "modernité " essaie de nous apporter. J'espère que ce système de vote sera rapidement oublié, et derrière nous.

Il existe de nombreux articles en lignes sur le sujet :

samedi, avril 14 2007

Contre le vote éléctronique

Je viens de signer la "Pétition pour le maintien du vote papier", à cette adresse :
http://ordinateurs-de-vote.org/vp. J'en parle autour de moi parce qu'il y a urgence.

Ce printemps, plus d'un million d'électeurs voteront obligatoirement au moyen d'ordinateurs, parce que leur mairie en a décidé ainsi : dans une grande partie des Hauts de Seine, à Amiens, Brest, le Havre, Reims, Le Mans, Mulhouse, etc...  Ainsi qu'à Couëron, d'ou je suis originaire, mais ou je ne voterais pas cette année, habitant Nantes depuis l'année dernière, et ou on votera avec des bulletins papiers.

Une fraude pèserait sur le résultat des élections nationales.

L'urne transparente et le dépouillement public sont remplacés par un ordinateur dont le résultat est invérifiable et dont on ne peut rien savoir pour cause de secret industriel.

Etant informaticien, et donc conscient des problèmes que peuvent poser les traitements automatisés, et ayant été assesseur plusieurs fois à Couëron, je considère comme dangereux pour le bon fonctionnement de la démocratie l'utilisation des machines à voter.

Vous n'êtes pas au courant ?
C'est normal, jusqu'à peu, il n'y avait aucune information sur ce sujet, aucun débat...

Une démonstration frappante (i-Télé, 6 min):
http://ordinateurs-de-vote.org/dn#itele

mardi, février 6 2007

Candidats.fr

Je déclare utiliser des logiciels libres et souhaiter qu'à l'avenir :

  1. les droits des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres soient pris en compte par le législateur
  2. l'utilisation, la production et la diffusion de logiciels libres soient encouragées par les pouvoirs publics

J'ai signé la pétition de Candidats.fr.

Nos Impôts

Payons-nous trop d'impôts ? Pas assez ? Les sommes collectées sont-elles bien utilisées ? Je ne sais pas, mais je suis persuadé que nos impôts sont un facteur important de l'équilibre de notre société. Il est donc légitime d'en payer, et c'est pourquoi j'ai signé la pétition suivante : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

lundi, avril 3 2006

Découvertes

Malgré l'actualité récente sur la loi DADVSI, j'ai quand même envie d'écouter de la musique, et ce, quelque soit le producteur ou le distributeur.

Quand j'achète des CDs, bien souvent, je les numérise, au format Ogg/Vorbis, afin de pouvoir les écouter sur mon PC portable, sur mon baladeur numérique, et même sur mon Nokia 770.

Parmi les 4 CDs que j'ai acheter la semaine dernière, un seul porte le logo 'Compact Disc' officiel, ce qui veut dire que les trois autres n'en sont pas. Sur les 3 autres, 2 portent le logo 'Copy Controlled', et malgré ça, Sound Juicer n'a eu aucun mal à les numériser. J'imagine que c'est parce que j'utilise Debian GNU/Linux, et que sous MS-Windows, j'aurais eu beaucoup plus de mal le faire ?

Je n'en sais rien, car je n'essaierais pas MS-Windows. Mais ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, personne ne m'empechera d'écouter la musique que je veux, avec le materiel que je veux !!

Et donc, j'ai acheté récemment :

  • Corinne Bailey Rae
  • The Little Willies (avec Norah Jones)
  • Feist, Let It Die
  • Souad Massi, Mesk Elil

jeudi, mars 23 2006

Le CPE et le DADVSI sont dans un bateau

Je ne vais pas faire une tartine supplémentaire sur ces deux sujets, mais ils montrent bien que le gouvernement ne comprend pas grand-chose à ce qui ce passe en ce moment. Ils pondent des textes completement déséquilibrés, sans consultations préalables, et avec un déficit de communication flagrant. Dans les deux cas, ils essaient de se raccrocher aux branches, mais ça n'arrange pas la situation.

Je trouve que ça illustre assez bien le propos du livre de Thierry Crouzet : « Le peuple des connecteurs ».

En attendant, sur le fond du CPE, il me semble préférable de simplifier le droit du travail, tout en continuant de protéger les salariés, notemment sur le plan de la santé. Un des problèmes posé, à mon avis, est le peu de crédibilté des syndicats, avec leur 10% de syndiqués, dont une partie dans le public. Il me semble important que les syndicats ne deviennent pas, à leur tour, une élite.