Langues et Régionalismes

Ca n'a pas manqué, on commence à lire quelques articles de journaleux parisiens qui n'ont rien compris au problème, comme celui-ci dans Marianne.

L'article dit que si nous reconnaissont que les langues régionales font parties de notre patrimoine, ce qui est un fait, tout comme le camembert ou le cassoulet, alors on attente à l'intégrité de la France !!

Mais c'est tout le contraire, madame Borrel, puisque c'est dans la constitution francaise qu'on l'inscrit. On renforce cette constitution, en la rapprochant de ce qu'est notre pays !

Depuis déjà longtemps, la construction de l'état-nation France s'est fait au détriment des régions qu'elle assimilait, en particulier au détriment des langues. On commence seulement maintenant à se rendre compte que la France est un agrégat de régions, et que le ciment à mis longtemps à prendre.

On peut certainement considérer que la France n'est qu'un état transitoire dans nos structures administratives. La prochaine étape sera sans doute l'Europe, une fédération de régions, et qu'une région est une entité à laquelle on pourra s'identifier. Les allemands et les espagnols y parviennent bien, on peut y arriver aussi.

Ceux qui s'accrochent à l'idée d'un état-nation France, une et indivisible, ne sont rien d'autres que des nationalistes qui s'accorche a une idée, certes très présentes, mais temporaire. Ils ne peuvent pas accusés les bretons, les alsaciens, et les autres, d'un repli identitaire, alors qu'il en sont les premiers acteurs du repli identitaire francais. Il suffit de voir l'état de l'enseignement des langues étrangères dans notre belle Education Nationale pour le comprendre. Les moules et les huitres s'accrochent à leur rocher, je n'aime ni les moules, ni les huitres.

L'identité en Bretagne, ça n'est pas un repli sur soi, mais une ouverture. Plus on a conscience de sa culture, plus on saura s'ouvrir à celle des autres, et construire quelque chose ensemble, en Europe et ailleurs.

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