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Fuites

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Wikileaks fait parler de lui, de même que son leader Julian Assange. Alors qu'il vient d'être mis en détention en Grande-Bretagne, à cause d'une histoire n'ayant rien à voir, ayant eu lieu en Suède, et pour des faits qui, pour n'importe qui d'autre, n'auraient sûrement pas donné lieu à autant d'acharnement, les documents continuent de sortir, au rythme des publications du Monde, entre autre.

En dehors du fond des documents en question, la forme, et la violence, des réactions suscitées montre bien le décalage entre les cercles de pouvoirs et la « plèbe ». Les castes au pouvoir s'autorisent l'espionnage généralisé comme outil de contrôle (Echelon, vidéo-surveillance, Hadopi, ...), mais s'offusquent que la vérité sorte à leur encontre. On voit sortir du bois tous les vieux cons réactionnaires en place, qu'ils soient avocats, journalistes, politiciens de tous les bords.

En les écoutant, on comprend bien qu'ils vivent derrière un miroir sans tain, avec une transparence à sens-unique.

Et ce qu'ils n'ont pas encore compris, c'est qu'Internet permet d'ouvrir complètement l'information, qui est donc totalement hors de leur maitrise. Ils ne le savent pas, parce qu'ils n'ont jamais pris la peine de comprendre ce qu’était Internet.

Quelques liens sur le sujet :

Mise à jour 20/12/2010 : réaction de Maïa Mazaurette à propos de la détention de Julian Assange : Julian Assange et le “viol” le plus grave du monde ; je suis à 100% d'accord !

@rrêt sur images

L'émission de Daniel Schneidermann, diffusée sur France 5 jusqu'en juin dernier, va trouver une seconde jeunesse sur le Web.

Puisqu'aucun média traditionnel n'a accepté de diffuser cette émission, ce qui est révélateur de l'état du PAF, l'équipe d'ASI se lance dans « l'aventure Internet ». Ce constat montre à quel point nous avons besoin de cette émission, qui nous explique à quel point les images, et ceux qui nous les montrent, peuvent nous manipuler.

L'an dernier, j'ai pris mon abonnement à Marianne, renouvelé cette année. J'ai donc pris, en toute cohérence, de mon point de vue, un abonnement à ce qui sera « @rrêt sur image », à partir de janvier. 30 € pour un an, qui permet à l'équipe d'ASI d'assurer son indépendance, et la continuité de cette critique ô combien nécessaire.

Cette aventure sur le Web est accompagnée par la société Gandi, chez qui j'achète mes noms de domaines, et en particulier par le développeur principal de Dotclear, qui fait tourner ce blog : on imagine aisément que des logiciels libres seront utilisés dans l'aventure. À titre personnel, je trouve tout ça parfaitement cohérent : indépendance, liberté, choix, ... tout va bien !