Étant utilisateur de réseaux sociaux en ligne, d'outils Google ( dont mon téléphone ), je fait particulièrement attention à ce que je fait avec, en partie parce que je sais que les informations collectées par ces outils en lignes le sont pour longtemps, sont rendues publiques et sont très difficilement effacables.

Eric Schmidt, de Google, nous dit à ce propos : « If you have something that you don't want anyone to know, maybe you shouldn't be doing it in the first place. »; c'est bien sûr completement stupide, dans l'absolu. Sur Internet, c'est relativement, facile, il suffit de ne pas le publier, encore qu'on ne maîtrise pas toujours les publications de ceux partagent notre vie privée.

Mais dans un contexte plus général, celui de la société dans laquelle nous vivons, il n'est pas acceptable de voir notre vie privée soumise à des instruments de contrôle, d'où qu'ils viennent.

Bruce Schneier répond aux propos d'Eric Schmidt, en re-publiant un article datant de 2006 : My Reaction to Eric Schmidt : « Too many wrongly characterize the debate as "security versus privacy." The real choice is liberty versus control. »

À ce propos, je viens de lire l'interview de Gabriel Périès dans l'excellent trimestriel XXI. Où il explique comment les états, y compris, et peut-être même, en particulier la France, choississent le contrôle contre la liberté. Cet article n'est pas en ligne, mais XXI est disponible dans votre librairie.