La retransmission du passage de la flamme olympique à Paris montre à quel point nous sommes ridicules dans cette histoire des Jeux Olympiques de Pékin.

3000 policiers, pas moins, 320 véhicules autour de la flamme, tout ça parce que nous ne sommes pas en mesure d'expliquer aux chinois que leur attitude concernant les Droits de l'Homme, en particulier au Tibet, est inacceptable. Nous aurions du être en mesure de laisser s'exprimer les opposants à la dictature chinoise, et les défenseurs des Droits de l'Homme.

La flamme s'est éteinte, et avec elle l'esprit olympique. Les sportifs sont pris en otage, pas par les manifestants, mais par la chine.

A aucun moment la chine ne distingue le pouvoir politique, économique, judiciaire. Et le sport n'est qu'un outil, une vitrine à cette politique dictatoriale. Et ne soyons pas naïf, si nos diplomates ne sont pas en mesure de s'exprimer librement, c'est bien parce que les enjeux économiques sont énormes, et que nous avons acceptés, en toute connaissance de cause, les conditions de ce pouvoir économique, aux mains d'une clique de dictateurs, et aux mépris des libertés fondamentales, et des Droits de l'Homme.